Publié le 26 novembre 2019

Philippe Chevallier, une interview sur mesure

Connaissez-vous Philippe Chevallier ? L’acolyte de Régis Laspalès remonte sur les planches dans la pièce de théâtre Le Sommelier qui se produira à l’Espace Julien-Green, vendredi 29 novembre à 21h. Accompagné de Didier Gustin et Juliette Poissonnier, il livrera un huit clos explosif sur fond de répliques comiques et percutantes savamment ficelées. Quelques jours avant la représentation, nous sommes allés à sa rencontre pour lui poser quelques questions indiscrètes…

Philippe Chevallier, une interview sur mesure

Dans la pièce de théâtre Le Sommelier, vous incarnez le rôle principal, celui du sommelier. C’est la première pièce dans laquelle vous jouez sur scène depuis la fin de votre duo humoristique avec Régis Laspalès. Qu’est-ce qui vous a convaincu de remonter sur les planches, en solo cette fois-ci ?
C’est Olivier Lejeune, metteur en scène, qui m’a présenté la pièce. Dès la première lecture, j’ai été emballé par les répliques percutantes écrites par Patrick Sébastien. J’ai tout de suite pensé à une œuvre de Sacha Guitry, en plus contemporain bien sûr. De plus, partager la scène avec Didier Gustin est très enrichissant. C’est un très bon imitateur, et c’est aussi un comédien formidable.

Si vous n’aviez pas été comédien, auriez-vous aimé être sommelier ?
J’aime beaucoup le vin, mais je suis trop gourmand et pas assez gourmet pour être sommelier ! J’ai même eu quelques serments de vignes à une époque, à Volnay, en Bourgogne. C’est d’ailleurs Régis Laspalès qui m’a fait découvrir cette région, et ses nombreux domaines viticoles.

Si vous deviez résumer le rôle de votre personnage en une phrase…
Mon personnage est un sommelier-maître d’hôtel dans une auberge de province. Un soir, il rencontre un député, joué par Didier Gustin, qui doit choisir entre sa femme et sa maîtresse. Il se retrouve à lui donner des conseils pas très avisés et moyennant finance.

Dans votre rôle de sommelier, vous menez un peu l’enquête finalement… Est-ce que ça vous rappelle vos études en droit et en criminologie ?
Pas vraiment ! (Rires) La criminologie est un domaine très spécial. Ici, je ne tue personne, je fais vivre ce trio du mari, de la femme et de l’amant, dans la bonne tradition du « théâtre de boulevard ». J’endosse davantage le rôle d’un escroc que d’une personne recherchée par la police criminelle.

Boire un petit verre de vin, pour certains, a des vertus « destressantes », est-ce votre cas avant de monter sur scène ?
Le vin a la réputation justifiée d’attaquer un peu la mémoire. Si vous montez sur scène en état d’ébriété, vous risquez d’avoir du mal à vous rappeler votre texte. Lorsqu’on est au début d’une aventure théâtrale et que les choses ne sont pas encore mécanisées, mieux vaut ne pas tenter l’expérience. Maintenant que nous avons une soixantaine de représentations au compteur, je peux me permettre de prendre un petit verre de vin avant de monter sur scène. Ça donne du courage et c’est très bon pour la voix !

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Pour faire une bonne représentation, il ne faut pas avoir de pensées parasitaires. Il faut être dans l’humour, la joie, la gaieté… En bref, zen et décontracté. Si l’on est perturbé, on ne sera pas complètement dans son texte et dans son personnage.

Vendredi 29 novembre prochain, vous serez à Andrésy. Connaissez-vous notre ville ?
De nom uniquement ! Je n’ai jamais eu la chance de venir m’y promener. Je connais malheureusement assez peu les communes limitrophes de Paris, qui longent la Seine mais on se réjouit avec toute l’équipe de venir découvrir Andrésy, ce vendredi 29 novembre.

Enfin, la tournée de votre pièce Le Sommelier va bientôt s’achever, qu’est-ce qui vous manquera le plus lorsqu’elle sera terminée ?
Le public ! L’avantage du théâtre, c’est que nous avons tout de suite sa réaction. C’est l’une des grandes joies de ce métier, surtout dans le comique (enfin, quand les blagues sont réussies, bien sûr !)
 

Le Sommelier à Andrésy I Vendredi 29 novembre à 21h