Publié le 07 février 2020

Mon meilleur copain, la comédie qui fête sa 500e. Découvrez l’interview !

Il paraît qu’être fidèle en amitié est une qualité ! Mais quand le meilleur copain a l’amitié plutôt abusive, bonjour la corvée ! Ça, c’est l’histoire de Bernard et Philippe, meilleurs amis du monde. En attendant l’arrivée de « Mon meilleur copain » sur les planches de l’Espace Julien-Green le 13 mars prochain, découvrez qui se cache derrière Philippe alias Anthony Marty, le bon pote un peu trop gentil…

Vous avez fêté récemment la 500e représentation en l’espace de trois ans de la comédie Mon meilleur copain… Quelle est la recette de ce succès ?
Hitchcock disait qu’un bon film commence d’abord par un bon scénario… Et l’on a la chance d’avoir un auteur exceptionnel, Éric Assous. Titulaire du prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre et récompensé à deux reprises pour le Molière du meilleur auteur francophone vivant en 2010 et 2015, il a écrit une trentaine de pièces et il a le don de savoir décrypter les relations humaines. Dans la comédie Mon meilleur copain, il a su créer une vraie mécanique. De plus, on est une équipe très complice et on prend vraiment du plaisir à être sur scène. Et aujourd’hui, voir des comédiens qui s’amusent et qui tentent de transmettre leur bonne humeur est toujours agréable pour le public. C’est notre recette depuis 500 représentations !

Avant d’être reprise par votre troupe en 2017, Mon meilleur copain a été écrite par Eric Assous en 2011 et jouée par Dany Brillant et Roland Marchisio. Quels sont les changements entre la version de 2011 et celle de 2017 ?
Lorsqu’on a vu la version originale avec Arnaud Cermolacce - alias Bernard, c’est la présence de ce duo qui nous a interpellés. Six ans après, on a eu l’opportunité de remonter cette pièce et l’intérêt en effet était d’y apporter notre signature. La première version a été montée par des personnes d’une cinquantaine d’années tandis que la seconde met en scène des trentenaires actifs. En fonction de la génération à laquelle on appartient, la vision de l’amitié et de l’amour est abordée différemment. Puis, le changement s’effectue également au niveau de la mise en scène, avec un rythme un peu plus soutenu et plus vif, l’apport de nouveaux détails visuels, et un décor moderne.

Pour interpréter le duo de Bernard et Philippe, j’imagine qu’il faut bien se connaître…Comment avez-vous rencontré Arnaud Cermolacce, votre binôme ?
En plus d’être mon binôme dans cette pièce, Arnaud est également associé dans notre société de production. On s’est connu aux cours Florent il y a une quinzaine d’années. A l’époque, j’étais l’assistant du professeur et lui était élève. On s’est tout de suite bien entendu artistiquement. On a commencé par monter une première pièce intitulée Boeing Boeing de Marc Camoletti. Puis, les spectacles se sont enchaînés et on a fini par monter notre propre société de production. Arnaud est devenu au fil du temps mon meilleur ami dans la vie ce qui est un vrai avantage pour la complicité sur scène.

Dans la vraie vie, vous êtes plutôt comme Bernard ou Philippe ?
Au quotidien avec Arnaud, nos rôles sont plutôt inversés par rapport à nos personnages. Dans la vraie vie, je serais plutôt comme Bernard, le rôle que joue Arnaud et vice-versa. Arnaud est très arrangeant et compréhensif tandis que je suis celui qui ne se laisse plutôt pas trop faire. Du coup, sur scène c’est assez drôle à jouer. Et puis, on a la chance d’être entouré par trois comédiennes – Anne-Laure Estournes, Florence Fakhimi et Laure-Estelle Nézan, qui apportent une autre dimension à la pièce. Plus qu’un duo, nous sommes une vraie troupe. Notre souhait est vraiment de faire perdurer le théâtre de troupes car ce sont elles (le Splendide, les Robins des bois, les branquignols…) qui m’ont donné envie de faire ce métier. Un jour, nous avons lu une critique qui nous comparait à un mixte entre le splendide et Friends. Ce qui nous correspond plutôt bien finalement.

Parmi toutes les répliques que composent le script, en avez-vous une qui fait figure de favorite ?
Ce n’est pas une réplique, mais un mot : « nier ». Il vient du personnage d’Arnaud qui dit toujours que lorsqu’on est pris à la gorge, dans un mensonge, il faut toujours nier. Ne jamais avouer ! C’est la position qu’il tient tout au long de la pièce et lorsque celle-ci se termine, on entend souvent le public répéter « nier, nier, nier… », et ça nous fait vraiment rire !

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Personnellement, j’aime bien m’entourer de photos de comédiens que j’aime et de personnes qui m’ont donné envie de faire ce métier. Mais c’est essentiellement notre bonne humeur, notre énergie et notre complicité qui nous portent durant tout le spectacle.

Vendredi 13 mars, vous serez à Andrésy. Connaissez-vous la ville ou bien, est-ce que se sera votre première fois ?
Je connais Andrésy de nom mais je n’y suis jamais allé personnellement. En revanche, un comédien de la troupe a de la famille dans le coin donc ce n’est pas une ville totalement inconnue. Quoi qu’il en soit, on a hâte de découvrir cette nouvelle étape lors de notre venue, le vendredi 13 mars prochain.